Il y a quelques jours de cela deux sénateurs, dont Esther Benbassa (appartenant au truc s’appelant « les Verts » et dont on cherche encore l’utilité), ont pris l’initiative d’organiser une cérémonie non officielle au cours de laquelle le droit de vote était symboliquement accordé aux étrangers, grand classique hypocrite de la gauche sous des dehors humanistes :
mardi 18 juin 2013
jeudi 13 juin 2013
Petite revue de presse en passant
Article
plus ou moins indigeste à propos de deux faits d’actualité que je
trouve révélateurs (ce qui me permet de ce fait de feindre un air
sérieux et appliqué en pondant un énième texte qui n’intéressera
personne, pas même son auteur).
*****
D’après
ce que j’ai pu lire de ci de là, la fronde des maires refusant de
marier des couples homosexuels fait des vagues. Nos bonnes
consciences pas du tout partiales semblent unanimes à les condamner
au nom du respect d’une loi démocratiquement votée, surtout que
cela fait mauvais genre pour un élu de la République de bafouer
ainsi la législation qu’il est chargé de faire appliquer.
Soit,
l’argument est fort valable, mais il faudra dès lors m’expliquer
une chose : pourquoi les mêmes personnes, si promptes à
condamner quelques maires et à exiger à leur encontre des sanctions
exemplaires, n’hésitent-elles pas à brandir par ailleurs, quand
cela les arrange, le fameux principe de la « désobéissance
civique » comme un saint sacrement ? Qu’en est-il,
ainsi, de ces élus de gauche qui procèdent à ce qu’ils appellent
des « parrainages républicains », consistant en réalité
à protéger un clandestin et à lui faciliter les démarches pour
obtenir d’être régularisé ? Je rappelle que toute aide à
l’immigration illégale est censée être punie par la loi. Loi
républicaine, votée par un parlement démocratiquement élu, bien
entendu. On pourrait citer également les témoignages de soutien
envers les « faucheurs volontaires » de champs OGM. En
réalité les exemples de ce type ne manquent pas.
Silence
gêné dans les rangs de nos (trop) bonnes consciences…
C’est
un point que Zemmour avait soulevé face à Domenach dans « ça
se dispute » il y a quelques mois de cela : les
« progressistes » n’ont aucun état d’âme à violer
la législation au nom de leur conception de l’éthique, lorsque
l’interprétation des textes de loi ne va pas dans leur sens. Dans
le cas contraire, cela va sans dire, nulle dérogation ne saurait
être tolérée. C’est amusant et à la fois inquiétant. Amusant
parce que là encore nous pouvons voir à l’œuvre le merveilleux
esprit de cohérence de nos phares de la vertu, ainsi que leur sens
redoutablement développé de l’hypocrisie, et inquiétant car il
s’agit également des prémisses d’un esprit totalitaire :
« je m’arroge le droit d’enfreindre la loi quand je
l’estime injuste, mais les autres ne le peuvent dans le même cas :
je suis l’unique référence pour décider ce qui est bon et ce qui
est mauvais ». C’est très intéressant, mais nous savons
depuis longtemps que "bonnes consciences", c’est-à-dire "gens de
gauche", et "totalitarisme" sont des mots qui vont très bien ensemble,
pour paraphraser un obscur groupe de troubadours anglais des années
soixante.
En
tous cas une chose est sure : si les ingénieurs ont mis des
années à mettre au point les ailes à géométrie variable pour
certains avions, il faut bien reconnaitre que nos inévitables
progressistes ont été bien plus rapides pour appliquer ce principe
à la Justice. Ceci m’amène d’ailleurs à penser que les progrès
de l’aéronautique auraient été bien plus rapides si on avait
formé des équipes de recherche composées exclusivement de
trotskystes et assimilés. Encore que je m’égare peut-être :
à en juger par leurs façons habituelles de procéder, lesdits
ingénieurs trotskystes auraient considéré la pesanteur et la
trainée comme d’infâmes phénomènes réactionnaires, voire
fascistes, et auraient organisé des manifestations et fait signer
des pétitions à tour de bras jusqu’à ce que le gouvernement se
décide, de guerre lasse, à « dissoudre » par décret
ces deux composantes incontournables de la mécanique du vol. Non
finalement, à bien y réfléchir, je préfère encore ne pas piloter
un appareil conçu par de tels énergumènes, même s’il est
capable de performances exceptionnelles sur le papier, mais achevons
ce paragraphe qui n’a aucun intérêt en lui-même, si ce n’est
de lasser le lecteur…
Donc,
écrivais-je avant cette parenthèse absurde, si les bonnes
consciences sont douées pour condamner les maires refusant
d’appliquer la loi Taubira, elles ne se gênent pas pour faire de
même quand il s’agit d’autres sujets de société. Pour en
revenir au mariage homosexuel, le mieux aurait sans doute été d’y
inclure une clause de conscience officielle, comme pour la loi Veil
sur l’avortement. Elle aurait ainsi permis à ces maires et à
leurs adjoints réticents de la faire jouer pour éviter
d’officialiser des unions de même sexe, et ce, en toute légalité,
sans porter vraiment préjudice aux couples homosexuels, ces derniers
devant pouvoir en échange convoler en noces plus ou moins justes
dans l’une des nombreuses autres mairies les acceptant (car
franchement s’entêter à vouloir se marier devant un officier
d’état-civil qui vous fait la gueule, en plus de votre inévitable
belle-mère, est-ce si réjouissant ?). Ce n’est pas cela qui
manque, après tout… ceci dit ils ont intérêt à se dépêcher,
parce que s’ils attendent le résultat des municipales de l’an
prochain, et au vu de la popularité actuelle des socialistes, ils
risquent d’éprouver certaines difficultés à l’avenir…
*****
Mon
second point porte sur l’accord de libre-échange entre l’Europe
et les Etats-Unis. Apparemment les négociations semblent piétiner,
la France exigeant que cet accord ne concerne pas les productions
culturelles afin de protéger son secteur audiovisuel menacé par la
concurrence et l’invasion des œuvres américaines. A ce titre,
plusieurs artistes, dont des personnalités de l’industrie
cinématographique, ont signé une pétition demandant que tout soit
mis en œuvre pour respecter la fameuse exception culturelle, car,
affirment-ils la main sur le cœur, « la culture en danger,
c’est la démocratie qui vacille ».
Voici
une bien belle déclaration, ma foi fort touchante, mais j’avoue
que venant de ces énergumènes, elle me fait surtout éclater de
rire. Pas tant parce que cela ressemble furieusement à une entente
entre professionnels d’un secteur pour empêcher son ouverture à
la concurrence et ainsi garder le monopole sur l’affaire, et les
juteux contrats qui vont avec (il est toujours réjouissant de voir
des individus sonner le tocsin sur le péril antidémocratique quand
il est surtout question de protéger leurs rentrées d’argent),
mais surtout parce que, une fois encore, nos sympathiques
pétitionnaires sont pris, pour nombre d’entre eux, en flagrant
délit de contradiction.
Je
m’explique : nul n’ignore que les milieux artistiques, en
France, sont gangrenés par remplis d’hommes et de
femmes généreux, tolérants ouverts… bref de cocaïnomanes
prétentieux et narcissiques gens aux cœurs grands comme
ça ! Bien entendu il arrive à ces héros des temps modernes de
mêler culture et politique, mais toujours pour de bonnes raisons, et
pour un bel idéal. Ainsi, combien compte-t-on de chanteurs, de
comédiens, de réalisateurs dénonçant les travers de notre société
moderne par le truchement de leurs œuvres souvent chiantes
et niaises à en mourir courageuses, exigeantes et
engagées ? Pour rappel, l’une des activités préférées de
nos artistes subventionnés libres d’esprit
consiste à interpeler le gouvernement pour exiger de lui la
régularisation de tous les clandestins, et bien entendu toujours
plus d’immigration et de droit d’asile (cela fait un
public potentiel pour leurs films ou leurs chansons). Comme
tout ceci est noble et désintéressé ! Mais attendez une
minute : les régularisations à tout va et l’immigration
massive ne constituent-elles pas, justement, une menace pour les
traditions et coutumes du pays d’accueil qui se doit de s’adapter
sans cesse à ces nouveaux venus, comme c’est maintenant la norme ?
Autrement dit, n’est-ce pas préjudiciable à la culture d’un
peuple ? Pour ma part, et en tentant de suivre la logique de nos
généreux artistes, je ne comprends pas vraiment en quoi l’invasion
de produits culturels formatés serait une menace, quand celle de
milliers, voire de centaines de milliers d’individus aux mœurs
très différentes des nôtres, et parfois haineux, agressifs,
analphabètes, inadaptés ou inassimilables, serait au contraire un
tel bienfait que l’on n’en aurait jamais assez. Non, vraiment, je
ne vois pas.
Ce
problème de compréhension, ceci dit, ne vient peut-être pas de
moi.
Mais
bon, nous n’allons pas non plus demander à tous ces grands esprits
d’être cohérents, ce serait peut-être un peu trop leur demander…
![]() |
Josiane Balasko : une certaine idée de l'exception culturelle...
|
lundi 10 juin 2013
Ça s'arrose !
- Dit-moi, Jean-Luc, je voulait te dire a
propot de...
- Tiens, tu fais des fautes d'orthogaphe
même à l'oral, Alexis, mon lieutenant fidèle,
mon second dévoué, mon âne bâté
âme damnée ? Tu ne t'améliores pas décidément !
- Quels fautes
d'ortografe ?
- Non, laisse
tomber... que voulais-tu donc me dire, suppôt de moi ?
- Euh... et bien en
faite, je me disait, le coup la ou tu a déclarer que le petit
Corentin, tu sais le jeune militan antifa qui s'ai fais tuer la
semaine dernière...
- Tiens ? Ce
n'était pas Côme qu'il s'appelait ?
- Ou peut-etre
Cristofe ?
- Oui, bon, on s'en
fout... alors ?
- Hé bien quant tu a
déclarer que son aggresseure faisais le double de son poid, ce qui
revient en faite a dire que... euh... Charles... faisais moint de
trente-sinque kilos, tu ne croit pas que tu a un peut exagérer ?
Tu n'as pas peure qu'on se foute de nous apres ça ?
- Écoute Alexis, mon
Sancho Panza, j'ai dit cela un lendemain de cuite, avec une gueule de
bois comme ça... d'ailleurs j'ai encore les neurones qui baignent dans l’éthanol c'est dire! Forcément tu comprends, depuis le temps qu'on
attendait enfin un faux pas de l'extrême droite pour pouvoir
l'exploiter...! Alors pour fêter cela on a picolé toute la
nuit, c'est simple !
- Oui mais comment
expliqué ça mintenant ? Ça fais vraiment tache après un
événement aussi tragique, si je puis me permettre !
- Je sais Alexis, mais
que veux-tu... L'EUPHORIE !!!
jeudi 6 juin 2013
J’aime l’odeur de la récupération politique le matin…
En
France il semblerait que nous n’apprenions rien de l’Histoire,
surtout quand il s’agit d’événements récents.
Ainsi
il y a un peu plus d’un an, lors des assassinats de Toulouse, nous
avons assisté à un déchaînement de violence verbale dans les
média, ces derniers accusant bien évidemment l’extrême droite et tous ceux
qui, de près ou de loin, étaient suspectés de partager certaines
positions critiques à l’encontre de l’immigration, avant de voir
les journalistes et donneurs de leçon faire piteusement volte-face
lorsque le véritable coupable a été identifié.
Aujourd’hui,
après la mort regrettable d’un jeune homme à Paris, tué lors d'une
rixe avec ceux que l’on nomme des « skinheads », nous
assistons au même phénomène de battage médiatique avant même de
connaître l’enchaînement exact des faits.
Nous
nous trouvons maintenant devant un fait divers d’ampleur
nationale : il fait la une de tous les journaux et tous les
hommes politiques se croient obligés de commenter la lamentable
affaire, souvent d’ailleurs pour proférer les mêmes clichés.
Partout
en France les guignols de service étaient de sortie : plusieurs
rassemblements ont été organisés dans la plupart des grandes
villes, avec le chant des partisans et l’Internationale, pas moins.
Un
étranger peu au fait de l’actualité pourrait penser, au vu de
tout ce remue-ménage, que s’est déroulé hier un drame équivalent
à celui survenu jadis en Norvège, lorsqu'un fou furieux a
assassiné de sang-froid près de cent individus – adolescents et
adultes – au moyen d’une bombe et d’armes à feu. Et bien non,
tout ceci fut – et est encore – provoqué par ce qui semble être
une sordide affaire de « baston » entre haineux d’extrême
gauche et haineux d’extrême droite, bref une énième rixe entre
sales cons qui aura mal tourné. Et même si la mort d’un être
humain, quel que soit son bord politique, dans de telles conditions
est toujours révoltante, j’ai envie d’écrire : « tout
ça pour ça… ».
Nous
avons donc eu droit au ballet des pleureuses et donneurs de leçon
habituels semblant tout à coup s’être lancés dans le concours de
celui qui pondrait la déclaration la plus pompeuse et la plus
grotesque tout en se permettant les amalgames les plus vils, comme le
montre la petite série de messages ci-dessous :
Je
trouve pour ma part que la palme de la
perfidie et de la grandiloquence revient à monsieur Bergé. Au
passage, malgré ce qu’il peut écrire ("Comment dormir ce soir quand Clément à 19 ans a été assassiné par ces salauds qui rôdent autour de la République pour la détruire?" : source), je reste persuadé que pépé
a trouvé le moyen fermer l’œil cette nuit. Une intuition comme
ça… il faut dire que l’hypocrisie est une seconde nature chez
ceux qui se targuent de penser comme il faut, ça aide.
Une
telle médiatisation de l’affaire pour une empoignade, sanglante
certes, entre « bas du front » est très suspecte,
surtout lorsque l’on songe qu’au même moment, à Marseille, les
meurtres se multiplient sans que cela fasse réagir plus que cela nos
bonnes consciences. Et pour cause ! Cette tragique histoire a au
moins pour mérite de mettre en lumière un fait de moins en moins
secret : la gauche a une telle emprise sur les grands média
qu’elle peut décider de l’événement qui doit faire la une, et
de celui, souvent trop embarrassant pour elle, qui doit être tu. Car
force est de constater que :
- Lorsqu’un jeune français se fait tuer par un représentant de la diversité, et dans une situation comparable, il y a silence radio
- Lorsqu’un homme se fait tuer devant sa famille par des représentants de la diversité, son seul crime étant de prendre des photos de paysages urbains pour son travail, il y a silence radio
- Lorsque l’on retrouve une vieille dame égorgée dans une banlieue sensible, il y a silence radio
Je
pourrais très bien citer des dizaines d’exemples comparables, mais
tout ceci montre bien que là encore, une fois de plus, nous sommes
devant un exemple parfait du syndrome dit du « deux poids, deux
mesures ». Par l’opération magique de la communication
médiatique, la malheureuse victime est transformée soudain en martyr
pur et innocent, car de gauche, tandis que son meurtrier et ceux qui l’accompagnaient sont devenus pour quelques heures les
ennemis publics numéros un, les émanations de Satan, même si ces
derniers ont tué sans en avoir l’intention, car titillant d’assez
près le fascisme. Imaginons le contraire : un militant
d’extrême droite est occis par quelques gauchistes. Aurons-nous
droit au même battage, au même délire ahurissant ? Je crois
que nous connaissons déjà tous la réponse…
Je
crois, pour ma part, que dans une telle éventualité, les échanges
de messages de nos courageux pourfendeurs du Mal et de l’injustice
que j’ai évoqués plus haut ressembleraient davantage à ceci :
En
réalité la gauche a peur. Elle a presque tous les pouvoirs en
France, mais elle voit très bien que son projet de société idéale
est en train de voler en éclat. Nombreux sont ceux qui refusent de
considérer le mariage homosexuel comme un progrès ou allant de soi,
malgré la propagande ambiante. Son échec économique est
indéniable, ses opposants sont de plus en plus nombreux, et les
Français se rendent progressivement compte que la politique
d’immigration massive qu’elle a mise en place depuis des années
avec l’aide de la droite est une véritable catastrophe, une
tragédie, une énorme bombe à retardement. La gauche sait que son
emprise sur le peuple s’amenuise de jour en jour et que tôt ou
tard, si elle ne fait rien, elle perdra son pouvoir. Alors en bon
rapace sans scrupule qu’elle est, elle se jette sur le moindre fait
divers qui peut lui donner de l’importance afin de présenter les
hommes et les femmes opposés à sa folie nihiliste, coupables à ses
yeux de crime de lèse-majesté car osant la critiquer, comme des
adeptes de la bête immonde. C’est ainsi que s’explique cette
écœurante récupération politique par certains des politiciens les
plus méprisables de notre époque, comme Désir, Delanoë, Mélenchon
ou Corbière…, et la droite dite républicaine, c’est-à-dire
celle ayant peur de son ombre, lui emboîte servilement le pas, comme
un bon caniche fidèle et un peu idiot, et se prête elle aussi au
jeu de la récupération politique de bas étage, à la manière d’un
Copé demandant la dissolution des groupuscules extrémistes (des
deux bords, pour faire bonne mesure).
Quoi
qu’il en soit, paix à l’âme de ce jeune homme, devenu malgré
lui la nouvelle icône douteuse d’une gauche indigne qui, telle une vieille
putain honteuse de son passé, n’hésite pas à détourner les
deuils et les malheurs privés pour se refaire une virginité.
lundi 3 juin 2013
Un ministre à l'école
Le
projet de loi sur l’école remporte les suffrages de la gauche.
Aux
dires du ministre de la propagande l’Éducation
Nationale, cette réforme devrait permettre de lutter plus
efficacement contre l’échec scolaire.
Je
me demande, quant à moi, s’il ne serait pas tout aussi urgent de
lutter contre l’échec des gouvernements successifs depuis une
trentaine d’années, quitte à inciter nos dirigeants à retourner
à l’école pour réapprendre les bases.
Nous
aurions peut-être ainsi le privilège d’assister à ce genre de
scène touchante :
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