dimanche 14 juillet 2013

Vous reprendrez bien un peu de République malgré votre indigestion ? (1)

J'ai pu jeter un coup d’œil au programme du feu d'artifice à Paris ce 14 juillet.

Fait intéressant : l'événement se veut vraisemblablement un récapitulatif de l'histoire de la République, un récapitulatif édulcoré bien évidemment... toutefois je me pose une question : pourquoi diable toujours se focaliser sur la République ? Privilégier la célébration d’un système politique à celle d’un pays, notre pays, me gêne. Faut-il rappeler que l’histoire de France ne commence pas avec l’avènement de la République ? Être simplement Français serait-il donc une tare aux yeux de ceux qui nous gouvernent, et seuls les républicains devraient-ils être à l’honneur ? N’est-ce pas un peu discriminatoire alors que ce devrait être la fête de tous les Français ?

Il me semble, tout nauséabond que je suis, qu'une célébration inspirée de la fameuse Fête de la Fédération, laquelle voulait réunir tous les Français, quelles que soient leurs couleurs politiques, serait une bien meilleure idée pour une fête dite nationale. Sagesse des nos aînés, irresponsabilité de nos contemporains, nous connaissons la musique... et en parlant de cela, je voudrais saluer, pour une fois, les responsables de la programmation musicale qui ont mis à l'honneur Berlioz, Bizet, Ravel, Puccini et Verdi lors du concert du Champ de Mars. Une manifestation de bon goût !

Cette parenthèse fermée, revenons à nos moutons et évitons de nous éparpiller, au risque de perdre tous mes lecteurs (certaines mauvaises langues prétendent que c'est déjà fait...) : puisque nous voulons absolument rendre hommage à la République en laissant la France même au second plan, n'est-il pas indécent, obscène, de laisser au navrant maire de Paris, Bertrand Delanoë, l'honneur de célébrer la République, lui qui l'a si souvent bafouée ainsi que je l'ai écrit ici ou ... ?


ADDENDUM : un fait consternant vient de me sauter aux yeux. Dans le programme officiel du feu d'artifice, à l'acte 2 il est écrit : "Le 14 juillet 1790, le Champ de Mars fête la République enfin instaurée". Faut-il rappeler que la Première République n'a été instaurée en France qu'en 1792? Désolante inculture de nos élites...

mercredi 10 juillet 2013

Ramadan ton cul...


- Bertrand, c'est formidable ! Cette année encore, au mépris de tout principe de laïcité et de neutralité, tu programmes une soirée sur le thème du Ramadan ! Mais autant de cynisme, autant de bassesse... comment fais-tu ? Tu dois avoir un secret, non ?
- Écoute, ma petite Anne, je suis tout simplement un politicien socialiste ! C'est-à-dire un être particulièrement incompétent, manipulateur et retors, mais cela tu le sais bien, non ? Tu fais aussi partie de la famille !
- Oui, Bertrand, et je travaille dur pour te ressembler, mais je sens bien que malgré tous mes efforts je n'atteindrai jamais ton niveau d'ignominie... comment fais-tu ?
- L'expérience, Anne, l'expérience... mais toi aussi tu y arriveras à force de persévérance, quand tu auras pris ma succession !
- Tu... tu crois vraiment ?
- Mais bien entendu ! Être un démagogue sans scrupule cela ne s'apprend pas comme cela, cela s'acquiert avec les années ! Par exemple, pour cette histoire de Ramadan, là, comme nous savons que les musulmans votent très largement pour nous, je me suis dit qu'il fallait faire un petit geste envers eux, parce que vois-tu, l'électorat c'est comme l'amitié, ça s'entretient par des cadeaux...
- Oui, c'est vrai, c'est logique... le clientélisme, tout ça... mais... tu n'as pas peur que ta conscience... je veux dire... ce que tu fais ne te tourmente pas, parfois ?
- Voyons ma petite Anne, voyons... depuis quand les socialistes, c'est-à-dire des gens qui ont porté Mitterrand et Hollande au pouvoir ont une conscience, enfin ? Cela se saurait !
- En tous cas, Bertrand, je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre de toi... mais... si je ne suis pas à la hauteur, si les électeurs me rejettent...?
- Ne t'inquiète, ma petite Anne, avec toutes nos basses manœuvres tu ne peux que gagner à Paris, car souviens-toi d'abord d'une chose : le socialisme, c'est comme la chtouille : ça paraît marrant, au début, on l'attrape un peu en faisant n'importe quoi, mais une fois qu'on a compris ce que c'était et qu'on a bien dégusté, on se rend compte qu'on aura vraiment un mal de chien à s'en débarrasser !
- Oh, Bertrand, ce que j'aime chez toi, en plus de ton souci de l’intérêt général, c'est ton romantisme et ton sens si naturel de la poésie !

lundi 8 juillet 2013

Erbarme dich, mein Gott

Un extrait de la Passion selon St Matthieu de Bach, sans doute l'une des plus belles manifestations de musique dite sacrée.

Cet air conclue l'une des premières scènes de la seconde partie de la Passion, lors de laquelle, par trois fois, Pierre renie Jésus pour sauver sa vie et s'en repend en entendant le chant du coq, alors qu'il se remémore la prophétie de l'homme que l'on va crucifier : « avant le lever du soleil, Pierre, tu m'auras trahi trois fois ».

La partie chantée peut se traduire ainsi :

« Aie pitié, mon dieu, au nom de mes larmes
Vois ici, un cœur et des yeux pleurent amèrement devant toi. »


Voici ce que donne la rencontre entre un texte poignant et un immense compositeur :

vendredi 5 juillet 2013

Mais enfin, arrête de te défendre quand je t'agresse !!!

J'apprends avec stupéfaction que les actes dits « islamopobes » ont considérablement augmenté en 2012. Oh ben ça alors ! Bon, si je récapitule, des individus, parmi lesquels nombreux sont ceux qui ne cessent de manifester leur mépris pour ce pays, la France, et ses traditions, en arborant voiles, burqas et barbes hirsutes, tout en sachant très bien que ces apparats mettent mal à l'aise la population autochtone, en donnant à leur progéniture des prénoms n'évoquant en rien la culture occidentale, et même exprimant parfois une certaine agressivité (coucou Ribéry!), en violentant nos médecins de sexe masculin qui osent examiner leurs épouses, en ayant le culot de pratiquer un prosélytisme religieux décomplexé, bref en accumulant les provocations à l'encontre des infidèles, osent se plaindre d'une certaine réaction. C'est beau !

Certes, certains musulmans sont des personnes parfaitement pacifiques, tolérantes, et ne demandent à vivre leur foi sans gêner les autres, je le reconnais bien volontiers. On pourrait rajouter que ces hommes et ces femmes, absolument respectables, pâtissent de la mauvaise publicité que trop de leurs frères ou sœurs leur font subir de par leur comportement inqualifiables, et c'est ainsi que je n'approuve pas la généralisation d'actes islamophobes (s'ils sont bien avérés), car ils concernent aussi des victimes innocentes qui peuvent dès lors, par sentiment d'injustice, verser dans la radicalité. Tout cela il faut le dire.

Toutefois, il serait bon, également, que l’on se penche sur les problèmes de ces commerçants exerçant dans des zones peuplées de personnes majoritairement issues de la diversité, c'est-à-dire en territoires occupés, et qui subissent des pression de plus en plus violentes parce que leurs activités ne sont pas conformes aux mœurs des nouveaux habitants… jusqu’à ce que, de guerre lasse, ils s'en aillent et que l’on se rende compte que leurs magasins ont été remplacés par des commerces halals. Mais cela, évidemment, est beaucoup moins médiatisé…

La malheureuse Marie-Neige Sardin, une libraire du Bourget ayant subi plusieurs agressions, dont des viols, en est hélas une illustration frappante. Cette victime de l'enrichissement et du métissage de la France actuelle a d'ailleurs décidé de poursuivre une gréve de la faim pour dénoncer tout ce qu'elle subit, ainsi que l'attitude du maire qui reste sourd à ses appels à l'aide. Mais qui en parle?

Un odieux islamophobe qui s'apprêtait à manger un sandwich au jambon vient de se faire repérer par un groupe de courageux justiciers. Heureusement, ces derniers ne vont pas hésiter à lui faire la leçon pour mieux lui inculquer les notions de « respect », d'« ouverture à l'autre » et de « tolérance »...

dimanche 30 juin 2013

Obama à Gorée (non, ce n'est pas un jeu de mot foireux...)

Il y a quelques jours de cela, lors de sa tournée africaine, monsieur Obama a visité la fameuse « maison des esclaves » de l'île de Gorée au Sénégal avec son épouse Michelle, véritable mythe moderne dont tous les historiens sérieux contestent l'authenticité (la maison, hein, pas Michelle...enfin bref...), symbole ironique du pouvoir de manipulation des grands de ce monde (ou de leur capacité à se faire manipuler?)...

« Salut les gens, oui c'est moi le sauveur, le plus grand président en activité des États-Unis, et aussi le plus sympa et le plus branché parce que je connais Oprah et que je tutoie plein de vedettes à Hollywood (bon en même temps en anglais il n'y a pas de différence entre le tutoiement et le vouvoiement, ça aide...), et je voulais dire que je trouve ça trop marrant que moi, le personnage le plus important de la planète, je visite un lieu qui n'est qu'une vaste escroquerie intellectuelle, mise en place par des faussaires de l'Histoire ! Vous savez, un poète français a écrit jadis "Je cherche le vide, et le noir, et le nu"... et bien imaginait-il que, cent-cinquante ans plus tard, il trouverait son idéal personnifié en moi-même ? Car pour "le vide" vous avez un bel exemple avec mes discours creux et l'Obamania, pour "le noir", je crois que c'est évident pour tout le monde, et pour "le nu", que dire lorsque, depuis que je suis au pouvoir, les États-Unis se retrouvent de plus en plus en caleçon, surtout devant la Chine ? A noter que pour ce dernier mot, si vous rajoutez un « l » à la fin, vous serez encore dans le vrai, principalement en considérant mon action internationale, comme mon soutien aux rebelles syriens, faux libérateurs et vrais islamistes, qui promettent de faire plonger le Proche-Orient encore plus dans le chaos! Non vraiment, autant d'incompétence je m'admire, on dirait du Hollande (qui lui aussi a visité « la maison des esclaves de Gorée »... tiens comme c'est bizarre!). Bon, je vous laisse, j'ai un rendez-vous très important... non, pas une réunion au sommet pour discuter géopolitique (j'ai mes priorités...), mais une énième émission de télévision à la con, un « show » comme on dit chez moi, pour montrer que, à défaut d'être efficace, je suis super cool... que voulez-vous, la communication c'est important, de nos jours, en politique! »

lundi 24 juin 2013

Education nationale citoyenne

Dans une petite école primaire de la région parisienne :

Instituteur : bon, les enfants, soyez sages, je vous prie, j’ai une nouvelle à vous annoncer…
Stan : oh non, monsieur Garrison, Cortex va revenir, c’est ça ???
Instituteur : ne m’interromps pas, Stan ! Non, rassurez-vous, Cortex ne revient pas, il a fait assez de dégâts comme ça, comme par exemple nous tuer Kenny trois ou quatre fois…. non, il s’agit de vous dire que nous avons un programme chargé cette année, en raison des nouvelles instructions du ministère qui nous demande de veiller particulièrement à faire la promotion de la lutte contre le racisme et l’homophobie, et ce dès le plus jeune âge !


Stan : encore un truc sur le racisme ! Mais on a déjà fait ça !
Instituteur : oui Kyle ?
Kyle : monsieur Garrison, ça veut dire qu’on va se débarrasser de Cartman alors ? Y a pas plus raciste et homophobe que lui !
Cartman : mais va te toucher, sale tapette de feuj ! Où t’as vu que j’étais raciste et homophobe ???
Instituteur : Eric ! Ne commence pas avec les grossièretés, je te prie ! Quant à toi, Kyle, je te demanderais de cesser d’être sectaire avec tes petits camarades ! Nous ne nous débarrasserons de personne, même si c’est Cartman et même si tout le monde en a très envie comme toi !
Cartman : HÉ !!!
Instituteur : je disais donc, les enfants, que nous avons un programme chargé, ainsi cette année nous consacrerons deux cent cinquante-cinq heures à lutter contre le racisme et deux cent vingt à lutter contre l’homophobie… quoi encore, Kyle ?
Kyle : monsieur Garrison, on n’est pas censé être à l’école pour apprendre à lire, écrire et compter, enfin tous les trucs de base, quoi ?
Instituteur : ah mais ne t’inquiète pas Kyle, tout a été prévu : ainsi cette année nous consacrerons pas moins de quarante-cinq heures aux mathématiques et trente au français !
Kyle : je ne sais pas pourquoi, mais ça ne me rassure pas…
Cartman : moi j’trouve ça chouette, ça veut dire qu’on va glandouiller la plupart du temps !
Insituteur : détrompe-toi, Eric ! Les connaissances que vous aurez acquises en termes de lutte contre le racisme et l’homophobie seront vérifiées à la fin de l’année avec un examen ! Je vous conseille d’être très attentifs !
Cartman : fait chier !
Stan : mais, monsieur Garrison, vous n’avez pas peur qu’on passe trop de temps sur ça et pas assez sur les matières essentielles ? Mon père dit tout le temps que le niveau des élèves actuels régresse et que de son temps on était moins ignare quand on sortait de l’école !
Instituteur : c’est peut-être vrai, Stan, mais dis-toi bien que de nos jours ton père, parce qu’il n’a pas pu étudier ces matières a l’école, n’aurait jamais pu réussir son examen contre le racisme et l’homophobie, et qu’il aurait peut-être dû redoubler, de ce fait !
Stan : ben il a redoublé…
Instituteur : oui bon euh… les enfants je voulais vous dire que ceux d’entre vous qui ne seront pas attentifs durant ces ateliers contre le racisme et l’homophobie, et donc rateront leur examen, seront sévèrement punis, TRÈS sévèrement punis, vous m’entendez ?
Une voix (au fond de la salle) : mmmmmm… seigneur Dieu !
Instituteur : euh… non pas vous, Monsieur Esclave, vous ça ne compte pas !
Monsieur MacKey (faisant son entrée dans la salle) : bonjour monsieur Garrison, bonjour les enfants, voyez ! Votre instituteur a dû vous parler des nouvelles consignes du ministère, voyez ! Très bien alors… euh… je suis chargé de vous faire une introduction avant de passer aux cas concrets, voyez ! Alors voyez-vous, le racisme c’est mal, voyez… et… et l’homophobie aussi, voyez ! Et… et… vous ne devez pas être racistes ou homophobes, voyez, parce que le racisme et l’homophobie c’est mal, voyez ! Vous avez compris les enfants, voyez ?

Gros silence…

Monsieur MacKey : bon, je crois que le message est passé… voyez…

Il sort.

Instituteur : alors les enfants, comme nous devons commencer à travailler sur ces sujets délicats, je vais vous passer un petit documentaire sponsorisé par le Ministère de l'Intérieur pour entrer dans le vif du sujet ! Dans un souci évident de pédagogie, et comme nous nous adressons à des enfants, il a été décidé de faire appel aux célèbres Terrance et Phillip, du fait de leur popularité auprès de la jeunesse, pour vous expliquer pourquoi il faut combattre le racisme et l’homophobie !
Tous les enfants : OUAAIIIIIIIIS !!!!!!
Instituteur : un peu de silence s’il vous plaît, les enfants ! Allons, soyez attentifs !


L’instituteur place un DVD dans le lecteur branché à la télévision de la classe, et bientôt les premières images apparaissent, sous les yeux ravis des enfants. On peut y voir Terrance, Phillip, et... Manuel Valls... :

Valls : bonjour les enfants ! En tant que Ministre de l'Intérieur il est de mon devoir de vous dire que...
Phillip : dis Terrance, tu t’rends compte ! On fait une émission sérieuse avec notre pote Manu pour les gosses contre le racisme et la zomophobie ! Va falloir s’tenir !
Terrance : c’est vrai Phillip ! Alors à partir de maintenant, plus question de nous péter a la gueule ! On va montrer qu’on sait aussi parler de sujets graves !
Valls : je disais donc que...
Phillip : tout à fait Terrance ! Dis, tu sais ce que ça m’inspire un raciste et un zomophobe ?
Terrance : non Phillip, vas-y, dis-moi !
Phillip : ça, Terrance! (il lâche une flatulence sur Valls)
Valls : HÉ !!!
Terrance (mort de rire) : oh, délire, délire ! T’as raison, Phillip, il faut être sans pitié contre le racisme et la zomophobie, et moi je lutte comme ça aussi ! (il lâche également une flatulence sur Valls)
Valls : mais ça ne va pas !!!
Phillip (également mort de rire) : trop délire, Terrance ! Avec nous le fascisme ne passera pas, regarde ! (il lâche une série de flatulences sur Valls…)
Terrance : ouais ! no pasaran ! Les enfants faites attention ! Si vous êtes racistes et zomophobes, et ben notre pote Manu il va vous asperger de gaz lacrymogènes et il va vous mettre en prison !!! (idem…)
Valls : mais quels dégueulasses !!!
Phillip : Déliiiiiire Terrance ! Prenez ça dans vos gueules les racistes et les zomophobes! Parce que nous on n'a pas de gaz lacrymo, mais on a autre chose !!! (idem…)
Valls (pleurant) : mon... mon nez! CA ME BRÛLE!!! VOUS ÊTES VRAIMENT DES PORCS ! JE ME CASSE !!!
Terrance : euh… mais attends, Phillip, on n’avait pas dit qu’on était sérieux et qu’on arrêtait de se péter à la gueule, cette fois ?
Phillip : ah ouais, zut…

Les deux personnages se regardent pendant quelques secondes et éclatent de rire…

Terrance et Phillip (tout en se lançant dans un concours de flatulences dont ils ont le secret…) : trop délire ! Ouais ! Délire, délire !!!


L’instituteur éteint tranquillement la télévision.

Cartman : trop bien cet épisode ! Il m'a troué le cul!
Instituteur : bien, les enfants, j’espère que vous avez bien retenu cette… euh… leçon pédagogique ! Alors nous allons passer à un petit exercice pratique maintenant. J’ai besoin de deux volontaires pour simuler une agression raciste et homophobe !
Cartman : moi, monsieur Garrison ! Moi ! Moi ! Moi !
Instituteur : très bien, Eric, viens ici ! Tu feras donc la victime noire et homosexuelle ! Comme ça tu verras ce que ça fait...
Cartman : QUOI ??? Hé mais non, bordel ! Moi j’veux faire l’agresseur !
Instituteur (se fâchant) : ça suffit Eric ! Ne discute pas ! On a assez perdu de temps comme ça ! Bon, j’ai besoin d’un autre volontaire pour jouer le personnage raciste et homophobe !

Nouveau gros silence dans la classe…

Instituteur : personne ? Bon, alors au hasard… tiens, Kenny ! Viens au tableau !
Kenny : MmMmm ???
Instituteur : oui, toi, allez, ne discute pas !

Kenny et Cartman se retrouvent devant leurs petits camarades.

Instituteur : bien… alors Kenny tu vas faire comme si tu apercevais Cartman, et tu vas commencer à l’agresser parce qu’il est noir et homosexuel !
Cartman : Non mais ça va pas ! j’suis ni black ni pédé ! J’suis un mec normal… avec une ossature lourde, oui, bon, d’accord….
Instituteur : Eric ! Je t’ai dit de te taire ! Tu fais comme je t’ai demandé de faire, et tu la boucles, compris ! Quant à toi Kenny, vas-y, commence à l’agresser ! Allez, n’aie pas peur !
Kenny : MmmmMmmmmMMMMm ?
Instituteur : ben, je ne sais pas Kenny, fais semblant de lui donner une gifle ! Pense à Valérie Trierweiler ou à Jean-François Copé, ça devrait t’inspirer !
Cartman : toi le sale pauvre, tu me touches pas, t’as compris !
Instituteur : Eric ! Ferme-la je t’ai dit ! Et concentre-toi sur ton rôle ! Tu es censé jouer un noir homosexuel agressé ! Mets-y un peu du tien, bon sang !
Kyle : hé ! Cartman ! Attention, te trompe pas ! on a dit « agressé », pas « engraissé » !
Cartman : ta mère le feuj !… alors euh… « oh mon dieu là dis donc ! Je suis ag’essé pa’ un méchant hété’o qui veut me f’apper, alo’s que je ne fais ‘ien de mal ! je che’che juste un pa’tenai’e pou’ me fai’e t’ipoter et ag’andi’ la so’tie des a’tistes ! J’ai t’op peu’ là dis donc, p'ésentement ! » ! C’est bon ? C’est bien comme ça ?
Instituteur (consterné) : euh… tu n’es pas obligé d’en faire trop non plus, Eric, mais enfin… on va dire que c’est bon ! Alors Kenny, vas-y, agresse-le !

Kenny, l’air peu rassuré, porte un petit coup hésitant contre Cartman…

Cartman (furieux) : non mais attends là dis donc ! Je t’avais dit de pas me toucher sale pauv’e ! Tiens ! P’ends ça dans ta putain d’gueule de blanc hété’o, p'ésentement !

Cartman, un peu trop exalté, frappe ainsi le pauvre Kenny qui se retrouve projeté en arrière. Sa tête heurte violemment le coin du bureau de l’instituteur, et le petit garçon s’écroule dans une mare de sang…


Stan : oh mon dieu ! Il a encore tué Kenny !
Kyle : espèce d’enfoiré !
Instituteur : ah ben bravo Eric ! Tu peux être fier de toi ! Regarde ce que tu as fait !
Cartman (toujours dans son rôle) : je m’en fous là dis-donc, c’était qu’un putain de ‘aciste homophobe ! je n’ai fait que me défend’e là dis donc !
Instituteur : ça suffit Eric ! On ne joue plus ! Oh mon dieu, un bureau tout neuf…. ! Allez, je ne veux plus te voir ! Va t’expliquer avec le principal !
Cartman : je vous emme’de et je ’ent’e à ma maison dans le Ma’ais, p'ésentement !

Il sort…

Instituteur (soupirant, tout en passant la serpillère pour nettoyer le sol du sang de Kenny) : bon les enfants, je sens que l’année va être dure… avez-vous des questions sur ce que vous venez de voir ?

Tout-à-coup un vieillard quelque peu décrépi, mais bien habillé, fait son entrée dans la salle de classe, un Smartphone à la main :

Le vieillard : bonjour, je suis Pierre Bergé. J’étais de passage et j’ai appris qu’une agression raciste et homophobe mortelle avait eu lieu. Où est la victime ? Hé ! Mais qui a laissé traîner cet immonde torchon orange par terre ? Je me suis pris les pieds dedans !
Instituteur : euh… c’est lui… c’est celui qui est mort…
Pierre Bergé : ah ? Ben il n’est pas très beau… vous n'avez pas un autre cadavre ? Enfin bon, tant pis, on fera avec… il a été agressé par un membre de la manif pour tous, c’est ça ?
Instituteur : euh… oui… enfin, non, pas exactement… voyez-vous… euh… nous simulions une attaque haineuse et feu le petit Kenny que vous voyez là, sur le plancher, était le raciste homophobe… en fait il s’est fait… euh… agresser et tuer par sa victime et…
Pierre Bergé : quoi ? Celui qui est mort c’était le membre de la manif pour tous ??? Oh bon alors, dans ce cas…

Il sort également…

Instituteur (s’essuyant le front) : bon, les enfants, nous allons passer à un exercice moins dangereux, proposé par le rectorat ! Alors notez, je vous prie : « le père de Mamadou, l’un de vos camarades de classe et futur prix Nobel de physique, chimie, médecine, économie et littérature, s’est fait rafler par la police parce qu’il est sans-papier, bien que parfaitement intégré et vivant en France depuis quinze ans avec ses cinq épouses et ses trente-sept enfants. Tu décides de cacher Mamadou avec l’aide des autres élèves, mais l’un d’eux semble réticent : trouve des arguments pour le convaincre que votre action est juste ». Voilà les enfants ! Il s’agit d’une rédaction dans laquelle vous devez utiliser votre imagination pour raconter, par exemple, je cite, « votre vie avec Mamadou, et comment sa présence est une chance et vous enrichit tous les jours »Mais attention ! Sachez tout de même vous mesurer et ne pas trop exagérer quand, je cite encore « vous raconterez comment la police maltraite et torture la famille de Mamadou » ! Je vous rappelle que l’école, lieu de vie, d’apprentissage et d’échanges, est un endroit neutre et doit le rester, les enfants...!

dimanche 23 juin 2013

Les fafs et l'orthographe sont les ennemis de la démocratie !

Bon, je vais vous dire une chose : moi je veux bien faire un effort et essayer de prendre les antifas et autres petits crétins à la Clément Méric pour autre chose que des cons, mais franchement, ils ne me facilitent vraiment pas la tâche :

Alexis Corbière souhaitait défiler dans l'anonymat. Malheureusement pour lui, sa maîtrise légendaire du français l'a trahi...