samedi 31 décembre 2011

Mes vœux à moi

Chers lecteurs,

alors que l’année 2011 s’achève comme elle avait commencé, c'est-à-dire dans l'euphorie dégénérée des buveurs de mauvais alcool qui iront souiller de leurs chaudes vomissures les allées ombragées du Champ de Mars remplies pour l'occasion de tessons de bouteilles et de gaz lacrymogènes, permettez moi, tandis que l’abbé Timonde, affalée à mes côtés, reste hypnotisé par le spectacle des danseuses du Crazy Horse sur Arte, de vous souhaiter à tous et à toutes, qui avez eu l'immense joie de découvrir ce blog complètement con étrange il y a quelques mois de cela, une merveilleuse année 2012.

Avant de vous quitter, et bien que je m'investisse assez peu dans l'humanitaire d'habitude, laissez-moi toutefois vous parler d'une cause douloureuse qui me tient particulièrement à cœur, je veux bien entendu parler du sort réservé à mes admiratrices éperdues.
En effet combien de jeunes et jolies femmes de par le monde s'accrochent désespérément à mes articles, au moment même où ils paraissent, en sachant pertinemment que la chance de voir un jour en chair et en os l'auteur de ce blog, c'est-à-dire le seul et unique évêque Sécrable est à peu près nulle ?
Combien de ces demoiselles charmantes aux courbes affolantes aussi bien qu'affriolantes, aux corps pleins de grâce exhalant un parfum capiteux de fleurs sauvages se morfondent dans la solitude alors qu'elles rêvent de s'offrir à cet être inconnu qui les fait soupirer jour et nuit...
A toutes ces âmes dans la tourmente je dis : les filles, patientez ! Un jour peut-être nos chemins se croiseront, ainsi que nos regards langoureux. Nos lèvres se toucheront et nos corps ne feront plus qu'un. Vous partagerez une part d’intimité avec l’idole dont votre existence ne peut plus, dorénavant, se passer, vous ferez enfin partie de mon harem privé et pour peu que vous m'envoyiez une photo de vous avec les mensurations adéquates je vous le répète : mesdemoiselles, mes chères amies, gardez espoir... !

En attendant je vous dis à très bientôt !



PS : que ce soit bien clair entre nous, ces derniers paragraphes s'adressent uniquement à mes lecteurs de sexe féminin, hein, je précise au cas où...

Les vœux du Président


Amis lecteurs, en ce dernier jour de l'an 2011 j'ai l'immense honneur de vous faire découvrir le brouillon de l'intervention télévisée du chef de l’État, enregistré alors que notre bien aimé président dictait lui-même son discours sur son ordinateur à l'aide d'un logiciel de reconnaissance vocale dernier cri. C'est grâce à mes services secrets personnels que ce document confidentiel a pu tomber entre mes mains, et je ne résiste pas au plaisir de vous en donner la primeur...

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Nicolas Sarkozy : alors voyons, c'est branché là... ça fonctionne? Hein... oui? Bon alors euh... françaises, français, mes chers concitoyens... attendez c'est quoi cette lumière verte qui clignote à l’écran? Hein? Ça veut dire qu'ça marche? Ah... alors euh... françaises, français bref... l’année 2011 euh... s’achève.
Hein quoi Carla? Mais non je sais pas où il est le talc pour le bébé! Et tu vois pas que ch'uis en train de dicter mon discours? Mais oui y a pas de sténo passke je dicte tout à l'ordinateur là, voila, faut s'informer un peu sur les nouvelles technologies! Alors donc je disais... l’année 2011 s’achève enfin, et fut donc pleine en rebondissements.
Quoi Carla? On dit pas pas “pleine en rebondissements” mais “fertile en rebondissements”? Attends c'est pas une ritale qui va m'apprendre à causer français hein! Et puis arrête de me couper tout l'temps j'ai du boulot! Non, j'te demande de plus parler pendant que je dicte à l'ordinateur là, sinon c'est le bordel! Alors oui donc l’année 2011 fut fertile de rebondissements et... putain j'ai encore fait qu'une phrase avec ce logiciel à la con, tu parles d'un progrès! Attendez, c'est quoi tout ce texte à l’écran? Mais... il écrit tout ce que je dis, même c'qui faut pas! Rhaaa va falloir tout enlever après!
Bon alors concentrons-nous un peu... donc l’année 2011 fut très fertile en euh... rebondissements et comme euh... ché pas moi... dis Carla, tu crois que ch'peux évoquer l'affaire DSK? Dis tu m’écoutes? Et pourquoi tu réponds pas? Quoi... passke j't'ai demande de t'taire avant? Mais enfin là c'est diffèrent! Pffff! Les bonnes femmes... j'comprends les tantes moi parfois!
Alors chers concitoyens voila etcetera... l’année qui s’achève fut pleine et fertile en rebondissements avec entre autres l'affaire DSK qui a entraîné un profond bouleversement politique... non finalement j'vais pas parler de DSK passke ça risque de m’entraîner sur une pente bien raide... enfin j'veux dire... bref, alors françaises français, l’année 2011 fut riche en rebondissements voila, avec euh... la crise de la dette et de la zone euro, surtout avec la grosse là... l'autre emmerdeuse de Merkel et... houla attends il faudra que j'pense à enlever le mot “grosse” du texte final moi et.... et le mot “emmerdeuse” p'têt aussi... bon alors la crise de la dette et de l'euro que euh... la très estimable chancelière allemande et moi avons pu contenir grâce à l'union sans faille de nos deux pays... ah ouais j'le sens bien là mon discours!
Alors donc... l'Europe a été secouée par un séisme économique mais nous avons su maintenir le cap dans cette terrible tempête et la France se maintient droite, vaille que vaille car euh... non mais attends si j'raconte le détail de c'qui s'est passé ça va pas le faire... j'peux pas non plus dire qu'en fait personne ne sait comment s'en sortir, qu'on est pas foutus de décider quoi faire et qu'on va droit dans l'mur à force de toujours repousser les décisions. Alors euh... comment j'vais m'en sortir... dis Carla t'as pas une idée? Et cette fois t'as l'droit d'l'ouvrir au passage... quoi? Attends j'vais pas parler d'la sortie de ton nouvel album, c'est pas l'moment, les gens sont déjà assez accablés de mauvaises nouvelles comme ça! Quoi... mais non j'dis pas que c'que tu fais est mauvais, non c'est euh... génial mais tu comprends euh... la il faut que je sois sérieux pour les vœux et... mais si ta musique c'est sérieux, m'fais pas dire c'que j'ai pas dit et.... et c'putain d'logiciel qui continue d’écrire ce que je dis... et...
Non attends Carla arrête de gueuler comm'ça y a ma secrétaire qui m'appelle là, tu vois bien qu'mon téléphone sonne... allô? Quoi c'est au sujet de mon cordonnier et ben alors? Quoi il dit qu'il a pas de talonnette assez grande pour coller sous mes mocassins? Mais pourtant il m'avait lui-même proposé sa version XXL! Quoi rupture de stock? Mais qui ose se fournir chez mon cordonnier en même temps que moi? Quoi Bayrou? Mais il est assez grand comme ça! Hein il veut qu'on le remarque? Mais... mais... il serait sur des échasses qu'on l'confondrait encore avec l'homme invisible!
Bon reprenons... donc l'Europe a traversé une terrible tempête et... mais non Carla, pourquoi tu changes le bébé sur mon bureau? C'est pas l'endroit! Dis tu m’écoutes quand j'te cause? Ah ça c'est fort, ma propre épouse m'ignore ostensiblement tandis que cette saloperie de logiciel continue d’écrire tout ce que je dis et... quoi? Non je n'te passerai pas les couches, y a pas écrit “Pampers” là! Et... Non Giulia! Arrête de jouer avec le micro c'est pas un jouet ! C'est fragile ! C'est...

XKKSSS... KRRRRSTSTSYYYU...............CRRSSSXXXXXXKKKKK.................................

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D’après mes sources ici s’arrête le brouillon électronique du chef de l’État. Je viens d’être informé à l'instant que Monsieur Sarkozy aurait décidé d'embaucher une secrétaire-dactylo.

 Oui, cet objet est d'une efficacité redoutable pour tout individu désirant ruiner à tout jamais sa réputation...

mardi 27 décembre 2011

Devoirs de vacances

Un soir au siège du NPA :

Oliveau Besanceniais (rentrant avec son cartable sur le dos) : papa? Tu peux m'aider avec mes devoirs?
Alain Enruine (assis dans un fauteuil et lisant “Pif gadget”) : et allez donc c'est parti... ce gosse ne me laissera jamais tranquille...!
Oliveau Besanceniais : s'il te plaît papa, j'ai une rédaction à faire pour la rentrée!
Alain Enruine (résigné) : bon bon, montre-moi ça un peu qu'on en finisse!
Oliveau Besanceniais (lisant un papier) : c'est ça qu'on a reçu :
« Les vacances sont arrivées. Raconte ta première journée de liberté.
PS : tu veilleras à narrer les différents événements avec objectivité et concision, sans te déparer d'un recul salutaire nécessaire au développement de ton esprit critique qui te permettra de faire les bons choix plus tard quand tu devras prendre des décisions qui engageront ton avenir et celui de ton pays comme quand tu auras atteint l'âge de voter, car c'est important et que... oui bon bref raconte ta vie, quoi! »
Alain Enruine : c'est... c'est ça ton sujet???
Oliveau Besanceniais (tout triste) : oui, et je n'ai rien compris...
Alain Enruine : et qui t'a donné ça...?
Oliveau Besanceniais : ben c'est mon instituteur, Monsieur Garrison, le type un peu bizarre avec la poupée...
Alain Enruine : bon, je vois... le problème est qu'il emploie des mots que je ne connais pas. Par exemple “objectivité” là, ça veut dire quoi?
Oliveau Besanceniais : oui, et “liberté”, papa?
Alain Enruine : ah ça Oliveau c'est facile... la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui est permis par le camp du Bien, c'est-à-dire nous, comme par exemple traiter de fasciste quelqu'un qui n'est pas d'accord avec toi, et faire pression sur lui jusqu’à ce qu'il renonce à faire quelque chose qui heurte tes convictions politiques si elles sont progressistes!
Oliveau Besanceniais (ébahi) : ah, c'est ça la liberté...
Alain Enruine : oui. Par contre “objectivité” là je ne vois pas trop, je n'ai jamais vu ce mot auparavant... tu es sûr que ce n'est pas une faute de frappe?
Oliveau Besanceniais : oui, Monsieur Garrison il joue pas au tennis je crois...
Alain Enruine : bon attends un peu... (criant) HOURIA!!!
Houria Boujdeula (faisant son entrée, un torchon à la main) : oui, c'est pour quoi?
Alain Enruine (regardant le torchon) : ben qu'est-ce-que vous faites avec ça, c'est vous la femme de ménage du NPA maintenant?
Houria Boujdeula : ben non... c'est mon couvre-chef spécial “je conchie les souchiens”, j'allais le mettre sur la tête quand vous m'avez appelée Alain!
Alain Enruine : ah oui c'est vrai... bon peu importe en fait, lisez un peu ce que le petit a reçu comme sujet de rédaction (lui tend le papier)
Houria Boujdeula : hein!? Mais ça veut dire quoi “esprit critique”???
Alain Enruine : oui, ça aussi... en fait son instituteur emploie des mots inintelligibles. J'ai beau chercher dans mon dictionnaire là, « le petit trotskiste illustré », ils n'apparaissent nulle-part.
Houria Boujdeula (feuilletant le Coran) : « esprit critique »... non ça n’apparaît pas là non plus. Pourtant c'est le livre des livres qui contient tout ce qu'il faut savoir. Ce doit être un concept inventé par un dhimmi. Attendez Alain, je vais appeler ma copine Rokhaya Diallo (elle sort un téléphone portable et compose un numéro). Allô, c'est toi Rokhaya ? Salut c'est Houria, attends je te mets sur haut-parleur !
Téléphone : AhHouriacommentçava?Cafaitlongtempsqu'ons'estpasvuestudeviensquoiet...
Houria Boujdeula : oui, bon, je te téléphone parce que le fils attardé d'Alain Enruine... oui tu sais celui dont le père c'est le petit vieux tout décati du NPA...
Alain Enruine : alors premièrement ce n'est pas mon fils, deuxièmement je ne suis pas son père, et troisièmement je ne suis pas un petit vieux décati, même si je ne sais pas ce que veut dire « décati » (ainsi qu'« objectivité ») et...
Houria Boujdeula : on s'est fout !!!! Oui, Rokhaya? Alors je te disais qu'il a une rédaction... non l’attardé pas le grabataire... et on ne comprend pas le sujet, tu peux nous aider ?
Téléphone : biensurdismoidequoiils'agitparcequej'adoreaiderlesgenssurtoutquej'airiend'autreàfaireàpartécriredeschroniquesàlaconpourCanal+etdeplus...
Houria Boujdeula : oui oui... alors on demande au petit Oliveau... non, l’attardé dont je te parlais... de raconter sa première journée de vacances, mais il doit le faire avec objectivité, concision et surtout « esprit critique ». Tu comprends ce que ça veut dire toi ?
Téléphone : Concision ?C'estquoiça ?Attendsc'estquoicesgensquiinvententdesmotsparcequejepeuxtejurerqueconcisionçan'existepasetjelesaisparcequejesuistresintelligentelapreuvejetravaillepourCanal+alorstuvoisetaupassagec'estpasparcequej'ailemêmenomquelafemmedechambreaprèslaquelleDSKacouruquenoussommesdelamêmefamillenoussommesenfaittrèsdifférentesetd'ailleursDSKnem'ajamaiscouruaprèsjenecomprendsd'ailleurspaspourquoienoutre...
Houria Boujdeula : oui bon c'est ça, on s’écrira hein (éteignant le portable) bon,c'est pas gagné !
Oliveau Besanceniais (effaré) : elle... elle parle toujours comme ça ???
Houria Boujdeula : non, en ce moment elle a un aphte dans la bouche, du coup elle est obligée de parler lentement et brièvement pour ne pas avoir trop mal. D'habitude elle est encore moins compréhensible...
Alain Enruine : je demanderais bien à ma copine Efa Choly, mais je crois bien qu'elle, c'est tous les mots de l’énoncé sans exception qu'elle aura du mal à comprendre...
Oliveau Besanceniais : il n'y a personne qui peut m'aider alors... ?
Alain Enruine : mon pauvre Oliveau, je crois bien que tu vas te retrouver avec un deux comme note finale... au mieux !
Oliveau Besanceniais (guilleret) : oh bon ça va alors, ce sera ma meilleure note du trimestre !
Houria Boujdeula : Alain, et si on demandait à Hollande tout simplement  ? Vu qu'il sort de l'ENA il devrait pouvoir nous aider...
Alain Enruine : justement, c'est ça qui me fait peur... parce qu'un type qui a fait l'ENA, et un socialiste par dessus le marché, je crois bien que c'est l'expression « faire les bons choix » qui va surtout lui poser des problèmes... !

jeudi 22 décembre 2011

Lotofoot

Ces jours-ci à l’Élysée :

Sarkozy : que faire mon dieu, que faire ???
Fillon (entrant) : Qu'y a-t-il Nicolas ?
Juppe : Nicolas a de gros problèmes avec Merkel. Il se demande ce qu'il doit faire avec l'euro...
Sarkozy : garder l'euro, revenir au franc... ?
Juppé : en plus les économistes ne sont pas d'accord entre eux... les uns disent que l'euro est condamné à disparaître, les autres qu'abandonner l'euro pour le franc est de la folie furieuse !
Fillon : on va peut-être devoir créer un euro fort pour les pays en bonne santé économique, et un euro faible pour les autres ?
Sarkozy (haussements nerveux d’épaules) : y a pas d'solution sûre et certaine, on vit une vraie partie de poker !!! Et si on perd et qu'on joue la mauvaise carte, l'Europe va imploser. Messieurs, l'heure est grave !
Baroin : tiens, maintenant que l'auteur me fait apparaître et me donne une réplique j'en profite pour poser deux questions : la première est « pourquoi m'a-t-on nommé ministre de l’économie ? »
Juppé : figure-toi que je me posais la même question...
Baroin : d'accord, et ma seconde question est « était-il vraiment nécessaire que l'auteur me fasse intervenir dans ce sketch plus que navrant ? »
Sarkozy : mais comment être sûr de la décision à prendre ? Quelqu'un a une idée ?
Fillon : et si tu essayais la voyance, les cartes, tout ça... ça peut remplacer avantageusement une armée d'experts en économie
Juppé : statistiquement oui, mais le risque reste tout de même énorme !
Fillon : non mais attendez, de nombreux chefs d’État ont eu recours à des voyants au cours de l'Histoire, et cela n'a pas été plus catastrophique pour autant ! Tenez, prenez Mitterrand par exemple, et bien...
Sarkozy : …
Juppé : …
Fillon : euh oui bon, mauvais exemple...
Sarkozy : non mais serieus'ment là, i'm'faut d'la certitude vous comprenez ? D'la CERTITUDE ! L'enjeu est trop grand, je n'peux pas prendr' des décisions à la légère !
Juppé : on peut faire voter l'ensemble des économistes de France sur la meilleure décision à prendre, après tout si un expert peut se tromper, un groupe entier doit pouvoir trouver la bonne solution !
Fillon : oui enfin tu imagines la mauvaise publicité que cela ferait à l’État ! Annoncer en grande pompe que le gouvernement est incapable de trouver une solution et qu'il doit en désespoir de cause s'adresser à une partie de la population... belle opération de communication !
Juppé : oui bon euh... la voyance ce n’était pas tellement mieux non plus !
Sarkozy : je rêve... i's'chamaillent comme des gamins au lieu d'm'aider... ! Mais arrêtez bon dieu et réfléchissez ! I'm faut savoir comment prendre la bonne décision !
Fillon (fronçant les sourcils et réfléchissant très fort) : mmmmm
Juppé (fronçant les sourcils et réfléchissant très fort) : mmmmm
Sarkozy (fronçant les sourcils et tentant de réfléchir très fort) : mmmmmm
Baroin : tiens, je suis encore là, moi ?!?
Sarkozy (hésitant longuement) : et si euh... et si on demandait à euh... à BHL ? Après tout avec la Libye...
Juppé et Fillon : TA GUEULE !!!
Sarkozy : euh... oui non, rien...
Fillon : j'ai trouvé ! Il faut tout simplement demander à Beckham !
Sakozy (consterné) : à Beckham... non mais François, t'as perdu la tête, comment un footballeur comme Beckham peut m'montrer la bonne décision à prendre dans un domaine aussi pointu que l’économie ???
Fillon : je n'ai pas dit qu'il peut te montrer la bonne décision à prendre, mais en réalité il peut t'aider à ne pas choisir la mauvaise !
Sarkozy : je crois qu'je fais trop travailler mon premier ministre...
Fillon : non mais écoutez moi, je vous assure, Beckham a un don secret, ce n'est pas possible autrement...
Juppé : tu dis ça parce qu'il réussit à gagner un fric fou avec ses contrats ?
Fillon : non mais attendez, ce type est marié à une ex-Spice girl, oui ou non ?
Sarkozy : oui j'crois, et alors ?
Fillon : il vient de signer au PSG, oui ou non ?
Juppé : oui, mais où veux-tu en venir ?
Fillon : il est donc évident que Beckham ne fait que des choix aberrants, il a une sorte de don, ou de malédiction, c'est selon, alors Nicolas si tu lui poses une question complexe en lui proposant deux alternatives il sélectionnera à coup sûr la mauvaise... il ne te reste donc plus qu'à choisir l'autre solution pour être certain d’être dans le vrai !
Sarkozy : ah ouais, pas mal...
Fillon (fier) : n'est-ce pas... ?
Sarkozy : mais tant qu'à faire, autant d'mander aussi à Thuram, Anelka et Ribéry, passque vu leur potentiel à ces trois là, si en utilisant comme tu l'proposes le quatuor Beckham-Thuram-Ribéry-Anelka, c'qui devrait faire un effet décuplé, on n'parvient pas à r'lancer l’économie, à atteindre le plein emploi et à dépasser l'Allemagne, j'crois qu'y a plus d'espoir d'trouver un jour une quelconque utilité aux footballeurs...

« No no... ce n'est pas moi qui ai écrit le programm du french socialist party, pourquoi vous me posez the question ? »

dimanche 18 décembre 2011

Science fiction (3... ou 4, je ne sais plus...)


Cinquième millénaire après Jésus Christ, quelque part en Europe. Un chantier de fouilles archéologiques.
Un homme d'origine asiatique, en tenue tropicale, bien que nous nous trouvions dans une région tempérée, consulte sous une immense tente de toile blanche un plan de la région étalé sur une table, au milieu de divers vestiges des temps anciens.

Voix : professeur Lee (comment ça nom stéréotypé pour marquer l'origine orientale!? Non mais je ne vous permets pas, lecteurs!!!), l'ordre de mission pour le travail de la journée est prêt, nous pouvons commencer.

Lee relève lentement les yeux et aperçoit devant lui Yu, son jeune assistant, qui le regarde avec déférence.

Professeur Lee : très bien Yu, bon travail. Vous semblez apprendre rapidement à notre contact...
Yu : merci professeur... oui depuis que je suis arrivé sur le chantier, il y a deux semaines, j'ai la sensation d'avoir énormément appris à votre contact, mais j'avoue que tout ceci reste encore bien mystérieux à mes yeux. A ce propos, pouvez-vous me dire quels sont les objectifs de vos travaux actuels?
Professeur Lee : bien entendu... c'est tres simple Yu, je cherche à mieux comprendre les raisons de la chute d'une des plus grandes civilisations que l’humanité a connues
Yu : je vois professeur, vous voulez parler de la civilisation occidentale...
Professeur Lee : tout juste Yu, et même si les historiens possèdent déjà de bonnes connaissances sur le sujet, il nous reste encore de nombreuses zones d'ombre à élucider (pour reprendre une expression là encore bien stéréotypée...)
Yu : justement professeur, pourriez-vous m'en dire plus? J'entends depuis des années des bruits et des rumeurs contradictoires sur ce sujet, et je ne parviens pas à me faire une idée sur la question...

Le professeur Lee sourit en caressant du bout des doigts les restes fraîchement déterrés d'un bibelot de métal représentant une Tour Eiffel.

Non ne riez pas! Cela excitera davantage les archéologues qu'un poster de Megan Fox d'ci un millénaire ou deux...

Professeur Lee : vois-tu Yu, dans ce domaine, comme dans tant d'autres, rien n'est absolument sûr, hélas, même si le recul de trois mille ans nous donne une certaine idée sur la question... vois-tu l'Occident, au tournant du deuxième millénaire de l’ère chrétienne était incontestablement la civilisation la plus puissante et la plus prospère de cette époque, et pourtant il n'a pas fallu plus de quelques décennies pour entraîner sa chute et celle des autres sociétés qui dépendaient d'elle.
Yu : mais comment cela a-t-il été possible, professeur?
Professeur Lee : c'est une question qui fait encore débat parmi les spécialistes, mais il semblerait bien que cette issue dramatique ait été le fruit d'un ensemble de causes complexes interdépendantes. Toutefois nous sommes a peu près certains, aujourd'hui, que la cause principale de la chute de cette civilisation se nomme “suicide culturel”
Yu : le “suicide culturel”? Qu'est-ce-que c'est professeur?
Professeur Lee : c'est une appellation que j'aime utiliser, bien qu'elle soit non scientifique, car elle est très claire. En bref l'Occident a disparu par haine de lui-même et de ce qui faisait son identité...
Yu : mais comment une civilisation peut-elle éprouver de la haine pour elle-même, surtout une civilisation aussi puissante?
Professeur Lee : c'est là un grand mystère Yu, qui touche non seulement à l'Histoire, mais également à la philosophie. Aussi l’étude de cette civilisation puissante, quoique primitive à nos yeux, peut être d'un grand apport pour nous et nos sociétés modernes si complexes. En fait pour cela Yu il faut que je te parle du vingtième siècle de l’ère chrétienne. As-tu entendu parler, Yu, de la seconde guerre mondiale?
Yu : vaguement professeur... une guerre particulièrement meurtrière c'est cela?
Professeur Lee : oui Yu, une guerre terrible déclenchée pour de bien sordides raisons, alors que l'Occident dominait le monde entier. Il faut savoir qu'à cette époque, et même avant, les Occidentaux étaient tellement sûrs d’eux-mêmes et de leur génie qu'ils se sont imaginés que leur domination écrasante avait des raisons raciales, génétiques si tu préfères. C'est ainsi qu'ils ont considéré qu'ils avaient un droit naturel à coloniser les autres peuples pour leur apporter, disaient-ils, les lumières de leur civilisation que les habitants des autres continents étaient incapables, du moins selon eux, d'atteindre par eux-mêmes. Ils se sont dès lors considérés comme des Promethées modernes, apportant la science et la culture aux autres hommes.
Yu : mais quel est le rapport avec la guerre mondiale?
Professeur Lee : j'y viens Yu. En réalité il ne faut pas voir l'Occident comme un monde homogène, mais une mosaïque de nations qui ont longtemps été rivales entre elles, au point que ces luttes ont débouché sur deux grandes guerres particulièrement sanglantes qui, du fait de l'implication des occidentaux sur tous les continents du monde, ont atteint un niveau planétaire.
Yu : et c'est ainsi que l'Occident s'est suicidé?
Professeur Lee : en partie Yu. Il est certain que ces deux guerres mondiales ont marqué le début du déclin de l'Occident, mais cela n'explique pas tout. En fait vous devez savoir que la deuxième guerre mondiale a eu ceci de particulier qu'elle a donné lieu a des exactions racistes des plus meurtrières.
Yu : oui, j'en avais entendu parler... le résultat du sentiment de supériorité de l'Occident?
Professeur Lee : sans doute Yu. Il semblerait bien, comme vous le dites, que ce sentiment que l'Occident était intellectuellement supérieur aux autres peuples en ait amené certains, notamment en Allemagne, à penser qu'il l’était également racialement, ce qui lui donnait le droit de procéder à l’éradication de peuples jugés inférieurs et nuisibles.
Yu : mais comment cela a-t-il pu déclencher la véritable chute de l'Occident, professeur ?
Professeur Lee : et bien Yu, le traumatisme dû à la deuxième guerre mondiale a été tel, du fait de l'horreur des massacres à grande échelle, que les Occidentaux se sont profondément remis en question, au point de conclure que tout ceci avait été le résultat de leur vision profondément raciste et inégalitaire du monde, et qu'il fallait tout faire pour que ceci ne se reproduise jamais plus...

 Oui... fous supissez encore les conséquences du bortel monstrueux que ch'ai naguère provoké... c'est ce ke ch'appelle l’efficacité!

Yu : cela on ne peut que le comprendre professeur, mais cette remise en question aurait dû être bénéfique.
Professeur Lee : en théorie oui, Yu, une remise en question, si elle est intelligemment menée, conduit normalement à un progrès, mais dans le cas qui nous occupe elle a été tellement radicale que les Occidentaux ont progressivement renié leurs valeurs et ce qui faisait leur spécificité, comme si le racisme et la condescendance paternaliste, qui marquèrent un temps leurs relations avec le reste du monde, étaient intrinsèques à leur civilisation. Ainsi dans les décennies qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, les mots d'ordre étaient à la tolérance absolue, au métissage, au multiculturalisme débridé comme horizon indépassable, et à l'antiracisme le plus borné.
Yu (vivement) : mais c’était de la folie...
Professeur Lee : sans doute Yu, mais vous jugez les occidentaux avec la mentalité d'un homme moderne, ce que tout historien et archéologue se doit d’éviter afin de garder avec l'objet de son étude une distance froide et dépassionnée. Avec le recul des siècles et l’expérience accumulée nous savons parfaitement de nos jours que le multiculturalisme est une folie furieuse qui a entraîné la disparition de nombreuses nations à travers le monde, mais à l’époque cela était encore mal connu, et les occidentaux pensaient naïvement que les sociétés multiculturelles étaient l'avenir.
Yu : oui, je comprends professeur, mais j'ai tout de même du mal à croire que même avec le danger mortel du multiculturalisme il n'a fallu que quelques décennies à l'Occident pour s'effondrer.
Professeur Lee : plusieurs facteurs ont contribué à cette chute, et il est apparu que l'un des principaux fut le conflit entre l'Occident et l'Islam
Yu : l'Islam ? Qu'est-ce-que c'est ?
Professeur Lee : l'Islam, Yu, fut une religion, ou plutôt un systême politico-religieux archaïque depuis longtemps disparu, mais qui rassemblait un nombre immense de fidèles à l’époque qui nous intéresse. Ses valeurs étant le plus souvent à l’opposé de celles de l'Occident, ces deux mondes étaient incapables de coexister pacifiquement. Il faut toutefois savoir que le monde islamique fut à ses débuts une civilisation brillante avant qu'elle ne sombre, rongée par le rigorisme religieux et l'obscurantisme. Ainsi, alors qu'elle fut, lors de ce que l'on a appelé le Moyen-Age, le théâtre d'une vie intellectuelle et scientifique intense, elle n’était plus, à l'aube de la chute de l'Occident, que l'ombre d'elle même, un regroupement de pays rendus moribonds par l’omniprésence d'un esprit religieux qui confinait au fanatisme aveugle, à la superstition et à l’idolâtrie.
Yu : mais professeur, vous venez de dire que l'Ils... l'Islam était un système archaïque... je suppose que l'Occident n'a pas dû avoir de mal à s'en débarrasser de par sa puissance militaire et technologique...
Professeur Lee : détrompez-vous Yu, l'Islam fut sans doute la pire menace qu’a eu à affronter l'Occident. Rappelez-vous ce que je vous ai dit sur la remise en question fondamentale de cette civilisation... le relativisme radical qui s'en suivit fut tel que les Occidentaux refusèrent de juger et condamner la doctrine politique de l'Islam au nom de l’égalité des cultures. De plus les Musulmans - c'est ainsi que l'on appelait les fidèles de l'Islam – n’affrontèrent pas les Occidentaux de front, car ils se savaient inférieurs en force, mais en s'installant dans leurs pays et en noyautant leurs institutions afin qu'ils accouchent de systèmes législatifs favorables à l'Islam, l’idéologie multiculturelle et antiraciste qui prévalait alors en Occident les aidant grandement dans cette stratégie.
Yu : je vois professeur, les Occidentaux se sont laissés envahir par aveuglement idéologique.
Professeur Lee : oui et non Yu, il y a du vrai dans ce que vous dites, mais ce n'est pas la la seule cause. Il faut également savoir qu'à cette époque l’économie des pays occidentaux était presque entièrement fondée sur le pétrole, la première source d’énergie pour les transports. Or figurez-vous que les principaux pays producteurs de cet hydrocarbure étaient des pays musulmans qui se servaient de ce formidable avantage pour répandre l'Islam en Occident, qui ne pouvait réagir sous peine de perdre son précieux approvisionnement en pétrole...
Yu : vous voulez dire, professeur, que les pays les plus développés étaient entièrement dépendants économiquement de certains des pays les plus arriérés et les plus obscurantistes du monde ?
Professeur Lee : en quelque sorte oui, Yu, c'est d'une ironie effroyable, mais c'est ce qui s'est passé.
Yu : et alors, quelle fut la suite professeur ?
Professeur Lee : et bien une immigration musulmane massive vers les pays développés et le besoin insatiable de ces derniers en pétrole ont eu pour effet la chute de l'Occident, vidé de sa population de souche car remplacée par de nouveaux venus aux valeurs et traditions complètement différentes. Ainsi les nouveaux maîtres de l'Occident se sont vite révélés incapables de maintenir ce monde au niveau culturel et scientifique qui était le sien avant ces grandes inventions. D'ailleurs la disparition de l'Occident a à son tour entraîné celle de la civilisation islamique qui vivait au crochet des pays développés, l'obscurantisme religieux qui s’était emparé des pays musulmans les plongeant irrémédiablement dans le néant.
Yu : je vois professeur, je commence à comprendre...
Professeur Lee : phénomène fascinant, n'est-ce-pas Yu ? Deux mondes aux antipodes l'un de l'autre du point de vue de la culture et des valeurs, mais qui furent tellement interdépendants économiquement que la chute de l'un entraîna celle de l'autre...
Yu : mais tout de même professeur, j'ai du mal à penser que les populations des pays occidentaux n'ont jamais réagi face à ces invasions incessantes.
Professeur Lee : oh certains ont bien tenté de réagir, Yu, et de réveiller leurs peuples, mais ces individus furent vite conspués et mis en quarantaine par des associations antiracistes grassement subventionnées, et qui exerçaient un véritable contrôle sur l'opinion. Ne sous-estimez pas, encore une fois, le relativisme culturel qui s'est développé en Occident à la suite de la deuxième guerre mondiale, et qui a vu ce monde passer en quelques décennies, par réaction, d'un totalitarisme dur, le nazisme, à un autre, plus mou et plus sournois, l'antiracisme.
Yu : mais professeur, l'Occident fut, si je me souviens bien, une civilisation particulièrement brillante du point de vue culturel... comment un monde avec un tel niveau de connaissances a pu être aussi facilement emporté par la barbarie ?
Professeur Lee : ah ça, Yu, c'est le grand mystère qui nous occupe. Rien n'est sûr, mais il y a fort à parier que ce que vous voyez ici a joué un grand rôle dans le déclin de l'Occident...

Le professeur désigne à son apprenti les vestiges d'un appareil étrange, fait d'un grand cadre de plastique dans lequel apparaissent des bouts de verre ainsi que des circuits électriques.

Yu : qu'est-ce-que c'est, professeur ?
Professeur Lee : un écran plat LCD, Yu. Autrement dit une télévision. Un appareil très primitif qui projetait des images en deux dimensions et qui était devenu très populaire au vingtième-et-unième siècle de l’ère chrétienne. Ce médium permettait de transmettre un nombre impressionnant d'informations en un temps record, mais son utilisation se révéla désastreuse. En réalité il a peu à peu remplacé les livres, la lecture ayant été le principal loisir des occidentaux avant l’avènement de la télévision, mais alors qu'avec lui les possibilités d’éveil culturel étaient phénoménales et laissaient présager un avenir radieux pour l’humanité, il a été principalement utilisé pour diffuser aux peuples des émissions d'une médiocrité navrante qui rivalisaient d’inanité intellectuelle. Des chercheurs se sont rendus compte que le niveau scolaire des élèves d'une même classe d'âge s’était effondré d'une génération à l'autre au tournant du vingt-et-unième siècle après Jésus Christ, et je mettrais ma main à couper que la télévision a joué un rôle prépondérant dans ce qu'il faut bien appeler l'abrutissement de masse...

Le jeune Yu garde le silence. Il observe les ouvriers occupés à étiqueter les nombreux vestiges hétéroclites d'un chantier de fouilles voisin. On peut y distinguer un casque de motard, un clavier d’ordinateur, un smartphone, un lecteur MP3, un DVD...

Yu : professeur, je comprends pourquoi vous avez tant à cœur de comprendre ce qui est advenu il y a si longtemps de cela... pour que nous ne commettions plus les mêmes erreurs !
Professeur Lee : oui Yu... le passé, l'Histoire... la grandeur et la décadence des civilisations disparues.... nous n'apprenons jamais trop de ceux qui nous ont précédés... ! 

 Tentative de sabotage de l'Occident

dimanche 11 décembre 2011

Dahut et politique

 

- Dis papa, pourquoi qu'on fait campagne pour le droit de vote des étrangers?
- Oliveau, combien de fois dois-je te rappeler que je ne suis pas ton père!!!
- Oui mais euh... pourquoi qu'on lutte pour le droit de vote des étrangers alors?
- Parce qu'on est de gauche petit c... je veux dire Oliveau, et être de gauche veut dire être pour le droit de vote des étrangers...
- Et pourquoi on est pour la régularisation de tous les sans-papiers?
- Toujours parce qu'on est de gauche Oliveau, c'est comme ça, cela ne s'explique pas...
- Et pourquoi on ferme toujours les yeux sur les abus des fondamentalistes musulmans en banlieue?
- Mais enfin... c'est simple, c'est parce qu'on est de gauche Oliveau!
- Et pourquoi on se prend toujours une mandale à chaque élection?
- La gauche toujours, mon petit Oliveau, ne cherche pas plus loin...
- Ah... mais pap...euh non je veux dire... quelqu'un m'a dit que fermer les yeux sur les abus des religieux musulmans favorisait l’extrême droite, car parait-il l'islamisme est une forme virulente de fascisme, et même un totalitarisme, ça veut dire quoi?
- Rien Oliveau, juste que celui qui t'a dit cela n'est qu'un SRAENDLBIEDHLPSDNH
- Un... un quoi???
- Un “sale-reactionnaire-antiprogressiste-et-nostalgique-de-la-bête-immonde-et-des-heures-les-plus-sombres-de notre-Histoire”... mais enfin Oliveau tu n'apprends rien à l’école? Cela fait pourtant partie du vocabulaire de base de tout militant du NPA!
- Alors pap... euh... c'est faux ce qu'il m'a dit?
- Ecoute Oliveau, il y a de la vérité dans ce qu'il a dit, mais il ne faut pas le dire tout fort...
- Mais enfin, comment qu'en étant à la gauche de la gauche comme nous on peut faire le jeu du fascisme, ça n'a pas de sens... !?
- Bon Oliveau, je vais te parler en métaphore pour que tu comprennes mieux
- En méta quoi???
- En image si tu préfères...
- Ah...
- Bon, te rappelles-tu quel était le slogan de feu la LCR, notre ancien parti, tu sais, la Ligue Communiste Révolu-truc ou je ne sais plus quoi... à mon âge on a parfois la mémoire qui flanche!
- Euh... c’était “100% à gauche je crois”
- Oui voila, très bien, et qu'est-ce-que cela t'inspire?
- …
- Et bien imagine quelqu'un qui applique ce slogan absurde à la lettre, sans réfléchir... un peu comme toi... que se passe-t-il?
- …
- D'un point de vue fonctionnel, pour un homme qui n'utilise que ses membres de gauche que lui arrive-t-il quand il marche?
- Euh... ben
- Mais si réfléchis bien, tout le monde peut trouver, même toi... pense au ski !
- Euh... en essayant d'avancer il tourne autour de sa jambe droite...
- Voila, un peu comme le dahut, cet animal fabuleux qui a une paire de pattes plus courte que l'autre et qui ne peut vivre à flanc de montagne qu'en tournant sans cesse dans le même sens, ce qui nous laisse d'ailleurs penser qu'il doit y avoir des dahuts de gauche et des dahuts de droite, selon la disposition de leurs membres, autrement dit des dahuts progressistes et des dahuts réactionnaires, les dahuts centristes devant sans-doute rester immobiles, ne sachant pas où aller (ce qui correspond d'ailleurs assez bien à la réalité), mais c'est une autre histoire... bon, et dans quel sens tourne notre homme qui vit 100% à gauche?
- Ben... vers la droite...
- Et bien tu comprends mieux maintenant comment, quand on vit 100% à gauche, on provoque le plus souvent une révolution 100% à droite, mon petit Oliveau...

Squelette de trotskyste

mardi 6 décembre 2011

Recyclage


En ces temps difficiles où l’Homme se doit d’utiliser les ressources qui l’entourent avec parcimonie, ce afin d’éviter des catastrophes en série qui menacent dangereusement l’avenir des générations futures (ainsi que leur passé d'ailleurs, vu que leur passé fait également partie de notre futur, c'est amusant quand on y pense...), il est bon de pratiquer l’art fédérateur du recyclage. Aussi, et ce afin de ne pas faire enrager les intégristes d’« Europe-Alcoolémie-les Verts » et autres groupes de pressions dits écologistes à propos desquels on ne peut qu’envier l’existence de nos ancêtres en songeant qu’à leur époque ces entités « du progrès » n’avaient pas encore été inventées, j’ai décidé de recycler une bonne vieille blague de derrière les fagots, en songeant qu’elle se prêtait plutôt bien à l’actualité.
Désolé pour ce manque criant d’originalité donc, mais il faut parfois songer au bien commun (excuse facile quand on veut en réalité masquer un manque d’inspiration, n'est-ce-pas ami lecteur qui ne dois surtout pas lire cette dernière remarque…).

Notre histoire met donc en scène François Hollande, candidat promis à un destin national et marchant vers la gloire qui lui tend les bras, ainsi que, plus prosaïquement, dans une petite rue d’un arrondissement parisien fréquenté par tout socialiste qui se respecte.
Le seizième par exemple…

Chemin faisant, alors que la nuit tombe et qu’il en est à se demander pourquoi le tout puissant, dans son infinie sagesse, a jugé bon d’inventer la Norvège et les juges d’instruction, il remarque, abandonnée sur le trottoir, une vieille lampe à huile quelque peu poussiéreuse et cabossée.

« Mmmmhh..., sans doute quelque brocanteur peu soigneux qui l’aura fait tomber là », se dit notre fabuleux futur président (mais je ne précise pas de quoi) en ramassant le dérisoire objet. Mais tout-à-coup, en le frottant contre sa manche, un nuage de fumée apparaît, avant de dévoiler la silhouette d’un homme étrange, vêtu d’oripeaux dont l’origine rappelle le thé à la menthe et les merguez grillées…
    - Ah ben dites donc, heureusement que vous n’êtes pas tombé sur Guéant, fait l’homme de l’avenir, parce qu’avec votre allure visiblement d’ailleurs et le fait que vous êtes vraisemblablement un SDF,  avec tous ces arrêts anti-mendicité, votre compte était bon…
    - Je suis le génie de la lampe, fait l’étrange étranger dans un français impeccable, quoique légèrement suranné, Ordonnez, maître et je vous obéirai !
    - Sans dec' ?
    - Sans dec', maître
    - Alors euh voila… en bon socialiste je… je voudrais la paix dans le monde, que plus personne ne soit pauvre et que tout le monde soit heureux !
    - Houla euh… vous me demandez beaucoup là, maître… expliquez-moi comment fonctionne le monde d’aujourd’hui, que je vois comment je peux faire…
    - Pas de problème..., répond notre sauveur légendaire
Et joignant le geste à la parole, François Hollande, sort superbement un stylo et un calepin de sa poche et lui pond un cours magistral, digne d’un professeur de l'ENA, sur les tenants et les aboutissants de la géopolitique contemporaine, la crise de la dette, l’euro, la Chine, les USA, et sur toutes les catastrophes qui secouent actuellement le monde : Tsunamis, pollution, réchauffement climatique, guerres, famines, fanatismes religieux, Lady Gaga,… bref un exposé complet de la situation inquiétante de la planète en cette froide soirée de décembre 2011.
Le génie regarde le calepin couvert de schémas et de sigles divers et se prenant la tête dans les mains…
    - Mais maître, tout cela est fort complexe pour moi ! Je suis vieux et fatigué et à mon age un vœu aussi exigeant est quasiment impossible à exaucer… non, demandez moi quelque chose qui soit plus à ma portée…
    - Et bien euh… dans ce cas, j’ai peut-être un souhait plus personnel… je veux dire, je veux être enfin respecté de tous, et en vue de l’échéance présidentielle je veux être vu par tout le monde, et surtout mon propre camp, comme un rassembleur visionnaire, un meneur d’homme audacieux, viril et infaillible, le recours ultime, l’homme providentiel dont la France d’aujourd’hui a besoin, le messie laïc de la République, celui qui fera entrer le pays dans une nouvelle ère de prospérité… l’homme que tout le monde admire, tant par son intellect, sa sagacité et sa puissance d’analyse, que par son talent à assurer sans faillir la direction du bateau France en pleine tempête, enfin celui dont toutes les femmes parlent et qu’elles s’arrachent, bref un mélange de César, d’Alexandre le Grand et de Johnny Depp de la politique…. !!!
Le génie le regarde longuement, sans rien dire, puis soupire et fait simplement :
    - Bon, refaites moi votre explication sur la marche du monde là


Et oui, tout le monde n'a pas la chance de tomber sur Aladdin...

Soyons honnête pour une fois, cette histoire marche aussi sacrément bien avec notre président actuel...


mercredi 30 novembre 2011

Mise au point



 - M'sieur Hollande, alors comme ça c'est vrai, le PS va laisser tomber la rose pour adopter l'orange comme emblème ?
- Euh... comment le savez-vous ?
- Ben... c'est écrit derrière vous !
- Ah oui euh... bon je ne peux plus le taire plus longtemps, c'est vrai, c'est officiel, l'orange est le nouveau symbole du PS !
- Mais pourquoi l'orange ?
- Ecoutez, la rose ça faisait un peu tape... euh... je veux dire vieux jeu, donc on a cogité pour renouveler un peu l'image du parti, en cherchant à mettre en lumière notre identité propre, et on a longtemps opté pour le pissenlit !
- Le... le pissenlit ???
- Oui, mais manque de chance, l'UMP l'avait déjà choisi comme emblème
- Ah bon ? Où ça, je n'en ai pas vu... vous ne confondez pas avec le parti Europe-Alcoolemie-Les Verres plutôt ?
- Mais si, voyez la tronche que tire Sarkozy sur toutes ses affiches... bon je vous l'accorde, ça marche également avec Efa... pardon, Eva Joly... (et même Arthaud, Poutou et Le Pen quand y pense... mais!? Tout le monde nous a piqué le concept en fait!!!)
- Ah oui en effet, maintenant que vous le dites... mais pourquoi l'orange ?
- Pour deux très bonnes raisons, l'une culturelle, l'autre plus populaire. Vous connaissez sans doute la célèbre phrase « On presse l'orange et on jette l’écorce » attribuée à Frederic II de Prusse en parlant de Voltaire, et bien nous trouvions au PS que cela résumait fort bien la position des socialistes vis-à-vis des contribuables français...
- Ah...
- Mais la véritable raison est plutôt celle-ci : vous savez que longtemps on a promis aux enfants monts et merveilles pour les faire tenir tranquilles jusqu'à Noël, alors qu'au jour dit ils s'apercevaient qu'on les avait méchamment entu... euh... trompés avec une pauvre orange pour tout cadeau... ?
- Oui, et... ?
- Et bien comment pensez-vous que le PS fera pour être élu, et surtout que pensez-vous qu'il fera, une fois au pouvoir... ?


Solidarité


- Monseigneur ce… c’est affreux !

Je levai les yeux de mon écran d’ordinateur, où je passais en revue la dernière collection printemps-été de monokinis présentée par Jessica Alba (je cherchais désespérément une idée de cadeau de Noël destiné à sœur Angélique), pour voir débouler dans mon bureau de l’évêché la silhouette massive et voûtée du Père Klus de Sertitude.

- Tiens Père Klus, quel euh… bon vent vous amène, fis-je en tentant de dissimuler ma grimace
- Monseigneur, dit-il en reprenant péniblement son souffle, les… les fidèles musulmans de la commune, ce n’est plus possible, il faut faire quelque chose !
- Quoi les fidèles musulmans, que se passe-t-il ?
- Monseigneur, ils n’ont pas le chauffage dans la salle de prière qui leur a été octroyée par la mairie !
- Et alors ?
- Alors nous ne pouvons pas rester ainsi les bras croisés tandis que nos prochains sont dans le besoin ! L’hiver arrive !
- Et que proposez-vous donc ?
- C’est déjà fait, je leur ai donné les radiateurs électriques que nous avons à la petite chapelle du village. Bon, nos paroissiens auront un peu froid durant les offices, mais c’est pour une bonne action
- Mmmmm… , fis-je simplement en tirant sur mon cigare qui continuait de se consumer dans ma main.
- Mais il y a plus grave en fait, Monseigneur, savez-vous qu’ils n’ont pas les moyens d’achever la construction de la mosquée-cathédrale qu’ils avaient prévu d’inaugurer l’an prochain ?
- Ah… c’est ballot. L’Arabie Saoudite serait donc elle aussi touchée par la crise ?
- En conséquence de quoi, Monseigneur, j’ai décidé, avec votre consentement, d’organiser une quête auprès de nos paroissiens pour aider à réunir les fonds nécessaires. On ne peut pas les laisser sans lieu de culte décent !
- Mmmmmm
- Sinon en attendant, comme les fidèles musulmans sont trop nombreux pour la salle de prière en question, j’ai eu l’idée de prêter notre église pour que le surplus vienne y prier. Ils se sont d’ailleurs montrés ravis de cette initiative. Bien sûr ils ont exigé que tous les symboles chrétiens, comme les croix, disparaissent, mais au fond cela est bien compréhensible, il ne faut pas qu’ils se sentent offensés les pauvres…
- Mmmmmmm
- Oui, Monseigneur, je voulais vous voir pour obtenir votre accord et aussi parce que je crois fermement que, sauf votre respect, le clergé doit donner l’exemple de la tolérance et de l’ouverture à l’autre, à commencer par sa sainteté Benoît…
- Benoît ?
- Oui, le Pape !
- Tiens ce n’est plus Jean Paul ?
- Euh non… Jean Paul II nous a quittés il y a bientôt sept ans de cela…
- Ah, parce qu’il y en a eu un deuxième… ???

Il va vraiment falloir que je mette sérieusement mes papiers à jour… me dis-je en jetant un œil résigné sur l’immense pile de courriers non encore ouverts, dans un coin de la pièce, et que recouvraient un certain nombre de toiles d’araignée.

- Oui… euh… bref, reprit le Père Klus de Sertitude, donc au sujet des musulmans de la commune, je crois pouvoir les aider efficacement. Par contre nous avons un autre problème.
- Ah, et lequel cette fois, répondis-je en étouffant un bâillement.
- Les réfugiés africains du canton, il faut savoir que plusieurs d’entre eux sont polygames, comme ce sympathique Mamadou avec lequel je discutais l’autre jour. Mais je refuse de les juger pour cela, le Seigneur nous demande de les accepter tels qu’ils sont, et de plus je crois fermement que…
- Oui bon, d’accord, mais où est le problème ?
- Et bien parmi ceux-ci beaucoup sont trop pauvres pour entretenir toutes leurs épouses et leurs enfants. J’ai bien demandé à la mairie d’essayer de trouver une solution pour loger ces familles par exemple, mais ces incapables ont prétexté un manque de moyens et n’ont donné aux femmes de Mamadou que des appartements individuels éloignés les uns des autres, ce qui fait que Mamadou doit faire des kilomètres pour aller honorer toutes ses conjointes, et encore une fois ces racistes de la mairie prétendent qu’ils ne peuvent subventionner sa carte de transport… !
- Voilà qui est en effet fort triste, mais je ne vois pas où nous pouvons intervenir.
- En vérité j’aide Mamadou à titre personnel, mais compte tenu du nombre élevé de familles polygames dans la commune je ne peux pas tout faire moi-même et…
- Vous voulez dire que vous conduisez votre ami Mamadou chez ses différentes épouses pour qu’il puisse les honorer ?
- Euh… non ce n’est pas tout à fait cela, Monseigneur… disons que… comme je ne peux le conduire nulle part, car je n’ai pas de voiture, je vais chez Mamadou pour euh… enfin vous… euh… vous comprenez, fit le Père Klus de Sertitude en rougissant fortement, mais je sais que le Seigneur me pardonne car je le fais pour mon prochain !
- …
- Heureusement d’ailleurs que j’ai toujours avec moi un peu de sainte huile destinée à l’extrême onction pour que ce soit mieux l…
- JE NE VEUX PAS LE SAVOIR !!! Mais enfin Père Klus, ne pensez-vous pas que vous en faites un petit peu trop… ?
- Pardonnez-moi Monseigneur, mais on nous a dit d’aimer notre prochain comme nous-mêmes, et de tendre la joue gauche si nous étions frappés sur la joue droite, ce que je fais !
- Je vois, je vois… votre dévouement vous honore, Père Klus, mais qu’attendez-vous de moi au juste ?
- Et bien Monseigneur, j’aimerais un geste d’encouragement venant de votre part, pour montrer que l’Eglise ne fait qu’un dans ce combat noble qu’est l’aide à notre prochain. Bon je ne vous dérange pas plus longtemps Monseigneur, je dois me rendre à une manifestation réclamant la régularisation de tous les sans-papiers du département… !
- Père Klus, un petit moment je vous prie !
- Oui Monseigneur ?
- Père Klus, votre intervention m’a fait prendre conscience de certaines choses, et c’est pourquoi j’ai décidé de réagir… Timonde, fis-je en claquant des doigts à l’attention de l’abbé qui nous écoutait silencieusement depuis le début, assis sur une chaise dans un coin de la pièce, allez donc donner « un coup de main » au Père Klus… !

Quelques minutes plus tard je regardais pensivement les boucles de cheveux blancs que l’abbé Timonde avait laissé tomber sur le parquet en tondant le Père Klus de Sertitude.

- Tout de même je ne sais pas ce qui leur prend, lança soudain l’abbé, voila le douzième prêtre ce mois-ci qui nous fait le coup des bondieuseries et compagnies envers le prochain, surtout quand il vient de très loin… on dirait une épidémie !
- Oh il ne faut pas trop leur en vouloir, Timonde, ils sont très fragiles psychologiquement, et cette époque folle exerce une pression impitoyable sur ces esprits faibles qui croient agir pour le Vrai et le Bien. Tenez, il y a quelques jours de cela l’un d’eux, le Père Hamptoire, a absolument insisté pour que l’on prête l’église aux musulmans qui pratiquaient les sacrifices de l’Aïd ! Bon, je ne lui en veux pas, il m’a ainsi involontairement fourni une très belle moumoute pour le prochain mardi gras…
- Ah oui je me souviens, répondit mon ami en finissant de balayer… au fait c’est amusant mais… toutes ces mèches blanches sur le sol comme ça… on dirait vraiment de la laine de mouton, vous ne trouvez pas ?